Les allégations « sans sucres ajoutés » prennent de l’importance en Europe. Et, dans cette course, le Royaume-Uni s’impose en affichant le nombre le plus élevé de lancements de produits au cours des cinq dernières années (15 %), suivi par l’Allemagne (13 %) et la France (10 %). En Pologne, les allégations « sans sucres ajoutés » ont doublé depuis 2016 pour atteindre 9 % des lancements d’aliments et de boissons en 2021.

Selon la dernière étude de consommation de Mintel, près de trois consommateurs français et allemands sur cinq essaient de limiter leur consommation de sucre. Ce pourcentage atteint même 65 % en Pologne et 67 % en Espagne. Cependant, plus de la moitié des Allemands (54 %) et 53 %* de Français préfèrent consommer moins de gourmandises plutôt que d’opter pour des alternatives plus légères ou moins caloriques. C’est tout particulièrement vrai pour les boissons gazeuses sans alcool : 38 %** des consommateurs polonais et 37 %** des Allemands s’accordent sur le fait que le caractère « meilleur pour la santé » de ces boissons ne résonne pas forcément avec plaisir.

 Selon Neha Srivastava, Food and Drink Patent Analyst chez Mintel :

« La pandémie a amplifié le besoin en aliments de confort, influençant ainsi le choix des consommateurs en matière d’aliments et de boissons. Parallèlement, la crise sanitaire a incité les gens à accorder une place plus importante à leur santé, en les conduisant par exemple à réduire leur consommation de sucre. Pour autant, ils ne souhaitent pas sacrifier le goût.

Les entreprises alimentaires et de boissons commencent à s’intéresser davantage à la réduction de sucre dans leurs produits. En se basant sur le nombre de brevets actuellement actifs en Europe, la France et l’Allemagne font partie des cinq principaux pays recouvrant la majorité de brevets relatifs à la réduction de sucre, chacun couvrant 5 % des brevets mondiaux. Les brevets relatifs à la réduction de sucre se concentrent soit sur l’amélioration du goût des édulcorants, soit sur l’innovation en matière de nouvelles techniques destinées à réduire les coûts de production des sucres rares ».

Fibre fonctionnelle et stévia de nouvelle génération : de nouvelles alternatives naturelles en perspective

Les fibres fonctionnelles dans les lancements de produits alimentaires ou de boissons à faible teneur en sucres ont progressé de 11 % en 2015 à 19 % en 2020. L’inuline constitue la fibre fonctionnelle la plus courante dans les produits à faible teneur ou à teneur réduite en sucre. Les lancements de produits contenant de l’inuline ont triplé au cours des cinq dernières années, progressant de 3 % en 2015 à 9 % en 2020.

Alors que 63 %*** des Allemands s’inquiètent de la façon dont la réduction de sucre est obtenue dans les produits alimentaires et les boissons, la combinaison de fibres avec du sucre pourrait être une option naturelle à explorer en vue de réduire le contenu en sucres.

Cela pourrait aussi intéresser les 29 %**** de Britanniques, qui ont à cœur de consommer davantage de jus de fruits, de boissons à base de fruits et de smoothies plus riches en fibres.

Alternativement, la stévia, un édulcorant à base de plantes, peut séduire les consommateurs européens en quête d’un substitut de sucre. Concrètement, 63 %*** des Allemands n’éprouvent aucune inquiétude sur la quantité d’édulcorants à base de plantes, à l’image de la stévia, utilisés dans les aliments et les boissons. 

« Les consommateurs sont conscients de l’importance des fibres dans le maintien de leur santé intestinale. Les marques peuvent capitaliser sur cette tendance en repositionnant les fibres comme un ingrédient multi-fonction qui aide à réduire le contenu en sucre dans les aliments et les boissons tout en améliorant la santé intestinale. 

Les lancements de produits alimentaires et de boissons à base de stévia continuent de gagner du terrain en raison de sa valeur naturelle et de son absence de calories. Cependant, l’amertume et l’arrière-goût persistant de la stévia demeurent une barrière significative. Les brevets destinés à contourner les problèmes de goût et les propriétés physico-chimiques, comme la pureté et la solubilité, pour produire la prochaine génération de stévia peuvent contribuer à venir à bout de cet obstacle.

Les innovateurs sont à la recherche d’approches alternatives, comme l’utilisation d’agents aromatisants sucrés et d’arômes qui constituent des options prometteuses en matière de réduction de sucre dans les produits alimentaires et boissons, tout particulièrement dans les desserts lactés. Cette option pourrait être intéressante pour réduire le sucre tout en offrant parallèlement une perception cérébrale du goût sucré », conclut Neha Srivastava.

Notes aux rédactions :

Base : 987 internautes âgés de plus de 16 ans qui tentent de consommer des aliments et des boissons de façon saine. France : 1.955 internautes âgés de 16 ans ou plus tentant de consommer des aliments et des boissons de façon saine. Espagne : 988 internautes âgés de plus de 16 ans qui tentent de consommer des aliments et des boissons de façon saine. Pologne ; Mars 2021** Base : 1.000 internautes âgés de plus de 16 ans en Pologne et 2.000 internautes âgés de plus de 16 ans en Allemagne. Décembre 2020.
*** Base : 2.000 internautes âgés de plus de 16 ans, Allemagne, Juin 2020.
**** Base : 2.000 internautes âgés de plus de 16 ans, Royaume-Uni, Octobre 2020
***** Base : 1.000 internautes âgés de plus de 16 ans, Italie et Espagne, Septembre 2020

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