80 % des e-consommateurs Français ont fait leurs achats sur Amazon au cours de l’année écoulée, comparé à 77 % en 2019. Ils sont 33 % à avoir fait leurs achats sur Cdiscount, 28 % à la Fnac, 26 % dans un supermarché, 16 % sur Vente Privée et sur eBay (16 %) durant les douze mois précédant ce sondage. *

93 % des adultes français ont réalisé un achat en ligne l’an dernier, un chiffre en hausse comparé à 2019 (88 %).

71 % ont déclaré que la livraison gratuite était le facteur le plus important dans le cadre d’une expérience de shopping en ligne, un pourcentage qui grimpe à 76 % au sein de la génération des baby-boomers (âgés de plus de 55 ans). Les prix bas constituent le deuxième facteur le plus important, pour plus de la moitié des Français (59 %).

Les articles de mode constituent la catégorie en ligne la plus populaire : 60 % des Français ont fait l’achat de l’un de ces articles durant les douze mois précédant mai 2020, date de ce sondage. Plus de 40 % se sont procurés des biens culturels (livres, musique, films ou jeux) tandis que 38 % ont opté pour des produits de toilette, des parfums et/ou des produits cosmétiques. 37 % des clients ont acheté des produits alimentaires tandis que 32 % ont jeté leur dévolu sur des produits électroniques pendant la même période.

* Sondage réalisé sur un échantillon de 2.000 utilisateurs d’Internet français âgés de plus de 16 ans.

Selon Natalie MacMillan, analyste spécialisée dans la distribution européenne au sein de Mintel :

« Il ne fait aucun doute qu’Amazon connaît un grand succès en France et qu’il fait partie intégrante du passage de la distribution de ce pays. Néanmoins, sa popularité reste moindre que dans d’autres pays que nous avons étudiés. Par exemple, nos recherches ont démontré que le taux d’utilisation d’Amazon en France était le plus bas parmi les cinq pays européens sondés : il représente 80 % des e-consommateurs en France, comparé à 94 % en Italie, 86 % en Allemagne, 88 % en Espagne, et 92 % au Royaume-Uni.
Plusieurs raisons expliquent ce phénomène, et notamment la présence de la grande enseigne locale, Cdiscount qui participe aux « French Days », une opération concurrente du Prime Day. Cependant, les « French Days » restent un événement moins significatif que Prime day, attirant un nombre d’enseignes limitées et, de ce fait, ne possèdent pas l’échelle et l’impact de la promotion d’Amazon.

Le nouveau timing du Prime day d’Amazon a des implications pour l’ensemble du secteur de la distribution dans la mesure où il donne le coup d’envoi des achats pour les fêtes de fin d’année. Sous le slogan « save big save early », l’événement vise clairement à capter les premiers achats pour les fêtes et à voler la vedette à ses concurrents en cette période cruciale. Les premiers achats de la saison festive, également connus sous le nom de « Christmas Creep », sont en vogue depuis un certain nombre d’années. Mais à une époque où la fréquentation des boutiques et les délais de livraison restent incertains, les premiers achats risquent d’être un événement particulièrement regardé au travers de l’Europe cette année.

Il ne s’agit pas simplement d’un avantage commercial mais d’une nécessité logistique pour la période qui s’ouvre. Un nombre d’acheteurs plus important que d’habitude chercheront à faire leurs achats en ligne au cours du dernier trimestre de l’année. Or, comme nous l’avons constaté plus tôt dans l’année, à l’occasion des différents confinements en Europe, l’augmentation rapide de la demande en ligne exerce des pressions importantes sur les réseaux logistiques des détaillants. C’est pourquoi étaler la demande en octobre, novembre puis, début décembre sera crucial pour réduire les points de tension de la demande et aussi pour se démarquer au cours de cette période qui promet d’être une période de forte promotion ».

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